Tout ce qu'il faut savoir sur le Romantisme et Victor Hugo au XIXe siècle

Beaux-arts, Histoire de France, Monarchie de Juillet

« Le Romantisme n’est rien d’autre que le libéralisme en littérature ».  Cette célèbre citation de Victor Hugo, extraite de la préface d’Hernani (1830) est intéressante à bien des égards. En effet, on perçoit que le mot « romantique » peut désigner autre chose que l’adjectif correspondant à son équivalent fleur bleue, sentimental à l’excès… Plus sérieusement, on comprend que le Romantisme au XIXe siècle s’inscrit dans un contexte politique, idéologique qui correspond à une époque de changements, et ce à l’échelle européenne. Aussi, bien que Louis Sébastien Mercier, dans son œuvre Néologie (1801) se soit exclamé « On sent le romantisme, on ne le définit pas !», je vous propose de faire un tour d’horizon de cette notion complexe, en s’appuyant particulièrement sur les répercussions politiques qu’elle engendre en France, notamment en s’appuyant sur l’œuvre considérable du monument de notre littérature française qu’est Victor Hugo.

L’Europe des Romantismes 

Arthur Lovejoy (1873 – 1962), un philosophe américain et historien, se refuse à mettre le terme Romantisme au singulier. De fait, cette notion  n’a pas les mêmes réalités selon ce que l’on se place dans tel ou tel pays européens. Et il est difficile de ne pas toucher un mot sur l’Europe d’alors pour parler Romantisme puisque, à l’image de la Renaissance par exemple, les artistes et idées ne connaissent pas de frontières… les adaptations sont nationales mais pas la force du mouvement. Aussi, pour comprendre le Romantisme français, il faut entrevoir la situation plus globale dans laquelle il s’inscrit.

Tout d’abord, c’est surtout en Allemagne que ce mouvement prend naissance avec la période préromantique dénommée « Sturm Und Drang ». Moment de la renaissance de la littérature allemande, les artistes de ce mouvement portent leur intérêt sur l’âme épique d’une œuvre, ainsi que sur le lyrisme avec l’exaltation des sentiments des personnages. Ainsi, en 1801, Schiller écrit la Pucelle d’Orléans qui est dénommée « une Tragédie romantique » tandis que Goethe établie l’opposition entre classique à la française et romantisme allemand… C’est cependant Madame de Staël, dans son ouvrage De L’Allemagne (1813) destiné à  faire connaître aux français les œuvres de ce pays, qui introduit et participe au développement de la notion de poésie romantique en France : « qui tient de quelque manière aux traditions chevaleresques ».

De plus, les pays européens ne connaissent pas les mêmes régimes politiques, ni une organisation commune et unifiée. Ceci explique donc que « les Romantismes » aient des applications diverses en fonction du contexte dans lequel ils se développent. Par exemple, l’Italie est morcelée en douze parties que les pays alentours souhaitent s’arroger, l’Allemagne est divisée en principautés, l’Autriche Hongrie est sous l’ordre monarchique institué par Metternich, la Russie est sous la direction du tsar Alexandre Ie… Et que dire de la France chamboulée par les changements incessants de régimes au XIXe siècle ! Pour autant, même si les répercussions ne sont pas les mêmes en fonction des contextes nationaux, on peut trouver des facettes communes aux romantismes d’Europe que nous allons maintenant analyser. 

Facettes communes  aux romantismes 

C’est à la suite de Philippe Boutry, maître de conférences à l’Université Paris Panthéon Sorbonne, que nous relèverons ici les éléments fondant une certaine unité entre les Romantismes. Tout d’abord, ces mouvements s’inscrivent dans une contestation des règles classiques ainsi que des idées des Lumières diffusées au siècle précédent. C’est le propre de la période préromantique allemande que nous venons d’évoquer. On assiste donc à la revalorisation des sentiments, de l’imagination, des passions et du mystère face à la raison rationnelle et froide des penseurs « éclairés ». Ecoutez, pour vous le figurer Erlkönig ou Le roi des aulnes, mis en musique par Schubert sur un poème de Goethe : Les thèmes de la peur, de la nuit, et du fantastique y sont on ne peut plus présents. Le sentiment religieux est lui aussi remis à l’honneur, en opposition à l’anticléricalisme des Lumières. La beauté de la Création, donc de la Nature, ainsi que l’intérêt portés aux mystères de la vie sont des sujets exaltés par les romantiques. Par son mysticisme, l’artiste, surtout s’il est poète, s’institue comme lien entre les hommes et Dieu, à l’image des poèmes de Lamartine tel Le Soir où il inscrit notamment : 

« […] Doux reflet d’un globe de flamme,
Charmant rayon, que me veux-tu ?
Viens-tu dans mon sein abattu
Porter la lumière à mon âme ?

Descends-tu pour me révéler
Des mondes le divin mystère,
Ces secrets cachés dans la sphère
Où le jour va te rappeler ?

Une secrète intelligence
T’adresse-t-elle aux malheureux ?
Viens-tu, la nuit, briller sur eux
Comme un rayon de l’espérance ?

Viens-tu dévoiler l’avenir
Au cœur fatigué qui t’implore ?
Rayon divin, es-tu l’aurore
Du jour qui ne doit pas finir ? […] »

Avec cet extrait de poème, on comprend aussi combien l’individu romantique se considère comme incompris face à une société qui ne partage pas ses passions intimes, ce dont il est « malheureux », pour reprendre les mots de Lamartine. L’attrait pour le monde méditerranéen ou oriental est un autre aspect commun aux romantiques. Cette période d’orientalisme au XIXe siècle se traduit notamment par la prise de position d’artistes philhellènes  pour l’indépendance de la Grèce face à l’empire ottoman, tel Delacroix qui nous livre son œuvre le Massacre de Chio (1824) ou encore l’italien Francesco Hayez avec Les fugitifs de Parga (1831). Enfin, la revalorisation des histoires nationales ainsi que des traditions populaires constituent le dernier point commun des romantismes, mais n’est pas des moindre. C’est dans cette mouvance que sont notamment définis et mis en avant les mots de : peuple (volk  en allemand, people en anglais, popolo en italien…), nation, sol, langue, sang (ou race), histoire nationale… ce qui a des répercussions politiques fortes. Se développe peu à peu l’idée du « droit des nationalités », qu’illustre la lutte pour l’indépendance grecque tout comme le Risorgimiento (ou Renaissance italienne) au XIXe siècle qui lutte pour l’unification de l’entité géographique disparate qu’est l’Italie à l’époque. 

Et le romantisme en France ?

Selon le Lagarde et Michard, ce mouvement s’étend en France surtout sous la période de la Restauration (après les cent jours de Napoléon Ie en 1815 jusqu’aux Trois Glorieuses de 1830) et de la Monarchie de Juillet (1830 à l’avenue de 2sd République en 1848). Ces bornes ne sont pas pleinement satisfaisantes car alors que faire des Misérables de Victor Hugo, publiés en 1862 et dont la tragédie s’apparente au mélodrame romantique ? Néanmoins, cette période a pour avantage de mettre en avant deux facettes d’apparences contradictoires du romantisme français, largement reliées à l’histoire politique du pays. 

La première facette est celle qui correspondrait aux idéaux de la Restauration sous Louis XVIII et Charles X. Mise en avant de l’histoire du pays et de la Nation française, appuie à la monarchie par des romantiques légitimistes et pieux… Soit une opposition aux Lumières et à la Révolution Française. Cette esprit se développe notamment au sein de la noblesse et de l’aristocratie et pourrait être qualifié aujourd’hui de conservateur.  

La deuxième facette se caractérise par le climat des Trois glorieuses de 1830 et de la Monarchie de Juillet : un climat libéral porté notamment par la jeunesse étudiante issue de la noblesse et bourgeoisie qui, puisque déraciné de leur campagne afin de suivre des études en ville (ce qui les fait côtoyer une certaine pauvreté rapportée en partie dans Les Misérables) et disposant d’espace de liberté et d’association, se rebellent contre la censure et l’ordre qu’ils jugent trop sévère. Ils demandent d’avantage de droits individuels et de liberté d’expression. Concernant le sentiment religieux que suscite le Romantisme, il n’est en fait pas très hétérodoxe. On devrait plutôt parler de « sentiment de religiosité » car la foi devient alors pour nombre d’entre eux une conception assez individuelle. C’est ainsi que se développe notamment une forme de libéralisme catholique qui souhaite concilier « l’Evangile et la Liberté (libéralisme) », ce qui est condamné par le pape Grégoire XVI dans son encyclique Mirari Vos (15 août 1832).

Victor Hugo : une vie qui témoigne des facettes du romantisme politique français 

Victor Hugo, troisième fils et petit dernier de sa famille, est né 1802. Dès sa jeunesse, où il suit des cours à Louis le Grand notamment, il commence à rédiger ses premiers poèmes et fait preuve d’une grande ambition en disant vouloir devenir l’égal de « Châteaubriant ou rien ». Des prix de l’Académie française et des Jeux floraux de Toulouse lui permettent de convaincre son père de le laisser poursuivre une carrière littéraire au lieu d’études de droits. En 1819, il fonde avec ses frères la revue Conservateur littéraire, de tendance royaliste et catholique, dans laquelle il s’essaye à des genres divers et connaît quelques succès. En 1822, il prend pour compagne Adèle Foucher de laquelle il a quatre enfants. Prudemment, il s’engage dans la voie du Romantisme, au contact de Lamartine et Vigny qu’il côtoie au sein du salon de Charles Nodier. L’année 1827 marque un tournant dans sa carrière. En effet, la préface de sa pièce Cromwell se positionne très clairement contre le classicisme et tente de mieux définir ce qu’est le drame romantique : son adhésion à ce mouvement se fait entière.  Ses Orientales, recueil de poèmes publié en 1829, témoigne de l’enthousiasme ambiant pour le philhellénisme. Sa pièce, Hernani, jouée pour la première fois en 1830, est elle aussi très clairement définie contre le classicisme et les étudiants veillent au triomphe de la pièce jouée à la Comédie française, afin de mettre fin au règne des « perruques » qui refusent le drame romantique… c’est la « bataille d’Hernani » dans laquelle Hugo défend la liberté d’écriture face aux normes classiques. Il se fait ainsi chef du mouvement romantique et son cénacle se forme alors autour de lui. C’est alors qu’il rédige notamment Notre Dame de Paris (1831), roman dans lequel il exploite l’engouement pour l’histoire médiévale, chère aux Romantiques. 

Mais la joie du chef de file romantique est de courte durée. Sa séparation d’avec sa femme à laquelle s’ajoute la mort de Léopoldine (1843) le dissuade de continuer son œuvre littéraire pendant quelques temps. Il s’engage donc en politique : s’il était légitimiste dans sa jeunesse, il passe rapidement du côté de Louis – Philippe 1e sous la monarchie de juillet, en partie du fait de l’affection que lui porte la femme du roi. Elu pair de France en 1845, il fait des discours pour la liberté de la Pologne, témoignant de la mouvance d’alors pour la liberté des peuples.  Aussi, lorsque Louis – Napoléon Bonaparte tente de s’arroger le pouvoir, après l’avoir soutenu du fait du souvenir que Napoléon 1eavait laissé, il se révolte contre ce nouveau prince – président dont il n’adhère pas aux idées… ce qui lui vaut son exil à Bruxelles puis Jersey et Guernesey. En 1870, alors que Napoléon III est défait, il retourne en France et s’engage dans la IIIe République : député à Paris (1870), sénateur en 1876… il devient le porteur des idéaux de gauche tant pour l’aspect liberté qu’il prône que pour son écriture « populaire ». Aussi, a sa mort en 1885, des funérailles nationales sont organisées et c’est à cette occasion que l’actuel Panthéon est désacralisé pour en faire un véritable temple des hommes honorés par la République… 

La vie de Victor Hugo se révèle donc être une clé pour comprendre le romantisme politique français : tête de file de ce mouvement, c’est lui qui contribue à le définir tant dans son opposition face au classicisme que dans son désir de libertés littéraires. D’abord légitimiste et catholique, il incarne ce que nous avons vu plus haut comme étant la première facette conservatrice du romantisme français… avant de verser vers un libéralisme (dont le romantisme semble être le représentant en littérature, selon la préface d’Hernani) en accord avec les idéaux de la monarchie de Juillet et de la République, à laquelle il participe activement. Enfin, bien que croyant, il dérive peu à peu vers un déisme peu conventionnel qui lui fait écrire dans son testament « Je refuse l’oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu ». 

En poésie

Par sa vie, Victor Hugo incarne donc en grande partie le Romantisme politique français,… et que dire de l’Œuvre monumentale qu’il a légué ? Cet auteur diffuse son influence dans les genres littéraires auxquels il s’essaie. Aussi, il est avant tout un grand poète, comme en témoigne son attrait pour ce genre littéraire dès son plus jeune âge. C’est d’ailleurs dans ce genre qu’il laisse particulièrement bien entrevoir ses idéaux  et changement d’état d’esprit. Prenons le recueil de poèmes Les Odes (1822) avant de nous pencher sur celui des Orientales (1829) puis sur La Légende des siècles (des années 1850 à 1883) afin d’illustrer ces propos

1Les Odes sont un recueil de la jeunesse de Victor Hugo, période où il est encore catholique et légitimiste et où il tente de définir ce qu’est le rôle du poète romantisme : la préface de 1822 annonce ses « vues prophétiques » dans lesquelles il énonce le principe que la poésie témoigne des « émotions d’une âme » et amorce l’idée du poète voyant : « Sous le monde réel, il existe un monde idéal qui se montre resplendissant à l’œil de ceux que les méditations graves ont accoutumés à voir dans les choses plus que les choses… ». Dans la préface de 1824 du même recueil, il ajoute que le poète « ne sera jamais l’écho d’une seule parole sinon de celle de Dieu ». Aussi, Hugo n’a de cesse de poursuivre cette idée de poète voyant tout au long de sa vie, quand bien même le Dieu dont il parle se fait de plus en plus flou pour atteindre un certain déisme, loin des dogmes catholiques. 

2Les Orientales, quelques années plus tard, témoignent du revirement de pensées que connaît alors Hugo. A la veille des Trois Glorieuses, qui mettent fin au règne de Charles X pour mieux placer au pouvoir Louis – Philippe 1ed’avantage libéral, le poète affiche sa sympathie aux idées de ce temps. C’est ainsi que, dans la préface de cette œuvre, il annonce que « tout a droit de cité en poésie… Le poète est libre ». Ce besoin de liberté trouve une résonnance particulière aussi dans ce recueil en ce qu’il témoigne du philhellénisme ambiant et du mouvement pour l’indépendance grecque. Le poème L’Enfant commence ainsi par ces vers significatifs : « Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil./ Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil, […] » qui ne sont pas sans faire penser à l’œuvre de Delacroix citée plus haut. 

3Les Rayons et les ombres, recueil ambitieux (d’aucuns ont dit mégalomane) dont la confection s’étale sur une vingtaine d’années, cherche à retranscrire « l’épopée humaine, âpre, immense, écroulée » (citation issu du poème La Vision d’où est sortie ce livre, qui sert de préface à cette œuvre). Dans cette grande histoire de l’humanité, Victor Hugo cherche à mettre en avant le « progrès » constant (une idée née du Positivisme d’Auguste Compte) qui serait en œuvre et qui mènerait à une lutte finale contre la tyrannie. L’auteur ici témoigne ainsi de son adhésion à la République, face à laquelle les autres régimes politiques (monarchie et empire) apparaissent comme garantissant moins de liberté qu’il n’a de cesse de chercher. Cet état d’esprit se retrouve notamment dans le poème Au bord de l’infini où les vers nous apprennent que « l’homme montant des ténèbres à l’idéal », il s’opère inexorablement « l’éclosion lente et suprême de la liberté ».

Au théâtre et dans ses romans

Les drames d’Hugo sont eux aussi vecteurs de ses idées. Par exemple, sa pièce Cromwell est volontairement injouable du fait des nombreux changements de décors et se veut ainsi servir de manifeste au mouvement romantique face au classicisme. La bataille d’Hernani, entre les « perruques » et les jeunes romantiques avides de voir bouger les normes du théâtre français, marque aussi l’opposition d’Hugo face aux règles strictes qu’il juge une bride, une entrave à la création littéraire. La liberté et le libéralisme en littérature, voilà comment le Romantisme est encore défini dans la préface de cette œuvre.  

En ce qui concerne les romans, ils sont tout aussi significatifs : Notre Dame de Paris (1831) met en scène un contexte typiquement romantique puisqu’il fait plonger le lecteur à la fin du Moyen Age, dans l’ambiance mystérieuse autour de la cathédrale au sein de laquelle vit la personne grotesque mais héroïque de Quasimodo, dont la fatalité dramatique du destin permet la mise en scène de passions et du lyrisme. Les Misérables (1862) est un ouvrage qui témoigne des préoccupations nouvelles d’Hugo à savoir la question du social, dans une société qui est bouleversée par la révolution industrielle. Il développe aussi une analyse plus globale de l’humanité, dont on retrouve des échos dans le recueil Les rayons et les Ombres, réalisé dans la même période. Ce deuxième ouvrage détient également un caractère épique tant dans les fresques historiques qui y sont dépeintes (telle la bataille de Waterloo) que les fresques de l’âme des personnages qui parviennent parfois à se racheter, à l’image de Jean Valjean qui de forçat devient père de la petite Cosette sur laquelle il veille avec bonté et amour.  

En résumé

  • Les romantismes constituent des mouvements européens qui varient selon les contextes politiques des pays
  • En France, plus particulièrement, la dimension littéraire du Romantisme va de pair avec un engagement politique.
  • Le romantisme peut prendre un aspect conservateur dans le début du siècle puis beaucoup plus libéral à mesure que l’on passe à la monarchie de Juillet
  • Les différentes facettes de ce romantisme à la française s’incarnent d’une manière particulière en la personne et l’œuvre de Victor Hugo.

Du catholicisme au déisme teinté de mysticisme chrétien ; du légitimisme à l’engagement républicain ; le lyrisme, un caractère épique et du drame pour mener à bien une analyse globale de l’humanité… vous comprenez maintenant, à la seule vue de la complexité du « Romantisme de Victor Hugo », combien ce mouvement est difficilement saisissable. On peut tout de même en conclure que le souhait du petit Victor « d’être Châteaubriant ou rien », pour ce qui est de la renommée, a été amplement réalisé et pérennisé au fil du temps !

Par Aurore Artignan pour Héritages

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