4 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Chambord

  • Le château de Chambord n’a pas d’architecte 

La plus grande énigme du château de Chambord réside dans le fait que ce dernier n’a tout bonnement pas d’architecte défini. Mais comment est-ce possible d’imaginer cela lorsque l’on connaît la renommée et la beauté de ce dernier ? En réalité, très peu d’archives existent encore sur la construction de ce château et aucun document ne mentionne l’existence d’un quelconque architecte. Chambord est donc l’œuvre d’un inconnu ? Pas réellement. Il est en effet possible d’attester de l’influence de Léonard de Vinci sur ce prestigieux édifice. De nombreux croquis dans ses carnets rappellent les éléments architecturaux de Chambord et le grand escalier à double révolution semble être le témoin du génie de De Vinci au cœur de l’édifice. Néanmoins, il convient de rappeler que Léonard De Vinci est décédé avant le début de la construction de Chambord. Bien qu’influencée, la construction de cet édifice reste donc un mystère. 

  • François Ier n’a habité que pendant 50 jours à Chambord 

Si Chambord est bien le plus grand projet architectural jamais mis en place par François Ier, il relève finalement plus du rêve que de la réalité. Chantier pharaonique, il nécessite la présence de plus de 1800 ouvriers sur le chantier. Mais achevé près de 25 ans après le début de sa construction, le géant de pierre et d’ardoise n’aura accueilli que pendant 72 nuits le très célèbre « prince-constructeur ». François Ier sur les 32 années de son règne ne passe en effet que très peu de temps dans ce château. En pratique, le château est immense et très compliqué à chauffer, il n’est pas particulièrement confortable. François Ier lorsqu’il est à Chambord préfère partir à la chasse dans la forêt et loger dans des petites maisons au milieu des bois. Chambord est finalement LE grand rêve de François Ier, faisant rayonner la gloire de son pays à l’étranger. Il est le plus bel héritage qu’il laissa à la France.  

  • Le jardin de Chambord n’a retrouvé ses jardins à la française qu’en…. 2017 

La construction initiale de Chambord par François Ier n’a pas laissé de témoignage de l’existence d’un jardin construit à la Renaissance. François Ier avait en effet comme principale préoccupation de remplir les douves. Pour cela, il pense dans un premier temps à détourner le cours de la Loire mais se rabat ensuite sur le Cosson . C’est Louis XIV qui va aménager un réel jardin en 1684, ce dernier ne sera achevé qu’en 1730 sur les conseils du roi de Pologne Leszczynski, qui craignait l’influence néfaste du marais sur la construction. Mais à partir de la Révolution, le jardin va énormément souffrir, il manque d’entretien et disparaît peu à peu. C’est en 2016 qu’un grand projet de rénovation voit le jour. Les chiffres donnent le tournis : 600 arbres sont plantés, ainsi que 800 arbustes et 200 rosiers. 15250 plantes viennent délimiter les bordures et plus de 19.000 m2 de pelouses sont remis en place. Chantier éclair, cette merveilleuse rénovation permet de remonter le temps et de voir le château tel qu’il l’était au 18ème siècle. 

  • Pendant la guerre de 40 il devient le coffre-fort des trésors nationaux 

S’il y a bien un rôle du Château de Chambord que l’on ignore, c’est celui-ci. Chambord a bel et bien servi de coffre-fort pour les trésors nationaux au cours de la seconde guerre mondiale. En effet, dès l’année 1933, les musées français établissent une liste d’évacuation des œuvres d’art en cas d’urgence. C’est Jacques Jaujard, alors sous-directeur des Musées nationaux qui met en place ce plan, il choisit alors le château de Chambord, éloigné des villes et assez vaste, afin de recueillir les précieux trésors. Dès l’année 1938, le château de Chambord reçoit de nombreuses caisses d’œuvres, la guerre étant imminente. Mona Lisa était bien entendu le chef d’œuvre en tête de la liste des tableaux à évacuer. Finalement les toiles reviennent dans les musées initiaux, la menace de la guerre étant momentanément écartée. Mais le 28 août 1939 à 6h du matin, plus de 5000 caisses contenant les collections de nombreux musées parisiens quittent Paris pour se rendre, pour la plupart, à Chambord. Parmi les histoires rocambolesques de ce déménagement, il faut noter celle du Radeau de la méduse. Le tableau ne pouvant être roulé est transporté sur sur un chariot à décor mais, trop grand, il ne peut passer sous les câbles électriques. Un trajet sera donc étudié entre Versailles et Chambord afin que le convoi ne passe pas sous un câble électrique. 

Pour aller plus loin :

Par Mathilde Gadeyne pour Héritages

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