Jacques Cartier ou le Mike Horn de la Renaissance

S’il y en a un qui ne bronzait pas sur son bateau, c’est bien Jacques Cartier aka le Mike Horn de la Renaissance. Il est l’un des explorateurs les plus célèbres de cette période. Il participe, entre 1534 et 1542, à trois expéditions vers le Canada. Auteur de cartes ayant permis l’apparition du golfe du Saint-Laurent (à l’Est du Canada) sur les représentations du globe, Cartier par ses écrits et notes d’exploration, est le premier à décrire et nommer ces terres, leurs rives et leurs habitants. Il nomme ce territoire Canada du mot iroquois « kanata » qui signifie « village ».

Portrait de Jacques Cartier par Théophile Hamel, 1844

De nos jours, ce sont les chefs d’Etat qui peuvent bloquer les déplacements à travers le monde en fermant les aéroports par exemple mais il fut un temps ou le Pape, en rédigeant des bulles, avait ce pouvoir. C’est Jean Le Veneur qui obtient du Pape une interprétation floue de la bulle de 1493 qui séparait le monde entre l’Espagne et le Portugal et qui permit ainsi, selon une hypothèse soutenue par des historiens, à François 1er de prévoir de nouvelles expéditions vers des terres encore vierges qui regorgeraient de pierres précieuses et d’or.

Jacques Cartier part alors, sur ordre de François 1er, vers l’ouest, à la recherche d’un passage vers l’Asie et vers des terres couvertes d’or et de richesses. Il prend le large le 20 avril 1534, avec une soixantaine de vaillants équipiers . La traversée ne dure que 20 jours à l’aller et 21 jours au retour ! Pendant ce premier voyage et à l’aide d’une flotte de deux navires, l’explorateur arpente le golfe du Saint-Laurent, rencontre les Amérindiens avec lesquels une relation amicale et en particulier avec leur chef et ses enfants (ou neveux), Donnacona. Le 24 juillet, la veille de son départ de la baie de Gaspé, Cartier érige une grande croix en bois sur laquelle trônaient les armoiries de France. Ainsi, l’explorateur déclare une nouvelle terre française. Jacques Cartier revient à Saint-Malo seulement quelques mois plus tard, le 5 septembre suivant avec les deux fils ou neveux de Donnacona qui apprennent le français.

Quelques mois plus tard, le roi de France lui donne la possibilité de poursuivre ses explorations et de repartir en mer, cette fois-ci, mieux équipé encore. En effet, François 1er lui offre 3000 livres, trois navires et il double l’effectif de son précédent équipage. Le 19 mai 1535, Jacques Cartier et sa flotte entame une nouvelle traversée vers le Canada qui dure cette fois-ci 50 jours. Il embarque également à ses cotés les deux fils de Donnacona qui peuvent lui servir d’interprète sur ces terres désormais familières. La croix plantée dans la baie de Gaspé lui sert de repère depuis la mer pour prendre la bonne route. Ainsi, le 7 septembre, il atteint Stadaconé (actuelle ville de Québec), là ou le chef des Amérindiens rencontré lors du premier voyage, Donnacona, les attend. Les deux hommes ne parviennent à un accord : Donnacona veut s’assurer le monopole du commerce et Jacques Cartier refuse et congédie les deux fils ou neveux. Jacques Cartier navigue ensuite jusqu’à Hochelaga (Montréal). Les rapides stoppent leur progression vers « l’Asie » et il est temps de retourner vers Stadaconé où la météo et le scorbut le retiennent quelques temps. Sur les 110 hommes de l’équipage, 25 sont épargnés par la maladie. Le 6 mai 1536, Cartier entame une nouvelle traversée de l’Atlantique vers la France, emmenant de force le chef des Amérindiens pour le présenter au roi.

La troisième et dernière expédition de Jacques Cartier débute le 23 mai 1541 et c’est Jean-François de la Roque de Roberval qui dirige les opérations. L’autorisation de repartir explorer ne lui avait pas été donnée avant car la guerre contre Charles Quint occupe le roi de France. Cette expédition est singulière par rapport à son objet : la colonisation et l’évangélisation et aux moyens utilisés : 1500 hommes et 5 navires. Cartier est de retour à Stadaconé le 23 aout 1541. L’hiver est une nouvelle fois rude pour les français en raison des températures glaciales et de la prolifération du scorbut. Les Français abandonnent le site de Sainte-Croix car ils n’y sont plus les bienvenus et Cartier fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal. Pensant avoir découvert de l’or et des diamants, il revient en France avant même l’arrivée de Roberval. Mais ces richesses se révèlent être de la pyrite de fer, du quartz et du mica…

Manoir de Jacques Cartier en Bretagne

Rentré en France, Jacques Cartier reste vivre à Saint-Malo où il est propriétaire du manoir de LIMOËLOU, qui est aujourd’hui un musée, et d’une autre maison intra-muros. Il meurt le 1er septembre 1557 de la peste.

En clair

  • Jacques Cartier est un grand explorateur français, il a participé à trois expéditions au Canada.
  • Il partait à l’origine pour découvrir l’Asie et de nombreuses pierres précieuses et richesses. Il découvre finalement le Canada.
  • Un musée lui est consacré à Saint-Malo alors cet été, sauvez le patrimoine français et rendez-vous chez notre Mike Horn de la Renaissance !

Pour en savoir plus : https://www.museedelhistoire.ca/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france/les-explorateurs/jacques-cartier-1534-1542/

Colombe Cissé pour Héritages

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