Ferdinand Foch – Portrait

Georges Clémenceau : « Essayons Foch, au moins nous mourrons le fusil à la main. »

Enfance et formation

  • Ferdinand Foch est né le 2 octobre 1851 à Tarbes et mort le 20 mars 1929 à Paris. De formation jésuite (ce qui lui sera plusieurs fois reproché dans une société anticléricale), il suit un parcours classique en entrant à polytechnique où il choisit le domaine de l’artillerie pour sa deuxième année. Il devient ensuite Professeur à l’Ecole de guerre où il défendra la doctrine de l’offensive, de l’attaque décisive avec Joffre : ce n’est que par l’attaque et la bonne force morale des troupes que l’on peut gagner la guerre. Il écrit en 1900 : « Les lauriers de la victoire flottent à la pointe des baïonnettes ennemies. C’est là qu’il faut aller les prendre, les conquérir par une lutte au corps à corps si on les veut. Se ruer, mais se ruer en nombre et en masse. »[1] 
  • Fragilisé par l’Affaire des fichesinstaurant un système de hiérarchie défavorisant l’ascension des cadres militaires catholiques, il est mis au banc de l’armée en 1901.
  • En 1906, il est rappelé par Clémenceau à la tête de l’Ecole de guerre, et en 1914, à 63 ans, il est nommé au commandement du 20ème corps de l’armée de Nancy, fer de lance de l’armée française. Commence alors pour lui une nouvelle carrière jalonnée de succès et d’échecs.

Entre succès et échecs militaires

  • Bataille de Morhange (19 et 20 août 1914) : La situation est calamiteuse. Le supérieur de Foch, le général de Castelnau ordonne à Foch de rester sur ses positions pour garder le flanc du reste de l’armée. Cependant, Foch désobéit et lance une attaque. C’est un échec, et les Français sont obligés de se retirer sur plusieurs dizaines de kilomètres. 
  • Bataille de La Marne (5 au 12 septembre 1914) : Suite à un premier revers essuyé par l’armée française lors d’une attaque, Foch arrive à réorganiser une défense avec des troupes éparpillées, et joue un rôle décisif dans la victoire finale des Français. Il passe à la postérité grâce à cette bataille. 
  • Bataille d’Yser (1915) : Il arrête « la course à la mer » des forces allemandes.
  • Bataille de la Somme (1erjuillet au 18 novembre 1916) : L’échec cuisant de la bataille de la Somme dont il avait en charge la mise en œuvre du plan pensé par Joffre vient donner un coup d’arrêt temporaire à sa carrière. 

Retour en force 

  • Il ne doit son retour qu’à l’éviction de Robert Nivelle suite à la boucherie du Chemin des Dames en 1917. En 1918, il est désigné par Clémenceau pour être le généralissime des troupes alliées et de coordonner l’ensemble des forces armées. Grâce à ses différents succès, il est élevé à la dignité de Maréchal de France le 7 août 1918, et participe à la signature de l’armistice dans la forêt de Rethondes. 

[1]Jean-Yves Le Naour, 1914, la grande illusion (Perrin, 2014).

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