Georges Clemenceau – Portrait

Winston Churchill : « Dans la mesure où un simple mortel peut incarner un grand pays, Georges Clemenceau a été la France ».

Enfance et éducation républicaine 

  • Clemenceau est né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 24 novembre 1929 à Paris. Fils de Benjamin Clémenceau, médecin et fervent républicain, celui-ci lui inculque les valeurs républicaines « Liberté, Egalité, Fraternité »lors de son enfance. Il fait ainsi partie du « milieu de la minorité bleu de la Vendée blanche »[1](La Vendée étant historiquement un bastion royaliste). A l’âge de six ans, Georges Clémenceau plante avec son père un « arbre de la Liberté » pour commémorer l’anniversaire de la IIème République. 
  • La famille Clémenceau affectionne particulièrement la politique qui devient le sujet incontournable de la table familiale pendant le repas. L’idée que la politique est un combat nait alors. 

Fervent défenseur de la Justice : « une patrie sans la Justice est une prison »

  • A la suite de l’attentat commis contre l’Empereur Napoléon III et l’Impératrice Eugénie par l’italien Felice Orsini, Benjamin Clémenceau est arrêté et condamné à la déportation en Algérie. Son fils, âgé de seize ans, s’écrie : « Père, je te vengerai ! ». Il affirme alors son appétence pour la Justice. (Son père sera sauvé in extremis grâce à l’influence de ses amis notables).
  • Après avoir été écarté de la vie politique à cause du scandale lié au Canal de Panama l’accusant à tort de corruption, l’Affaire Dreyfuséclate et lui permet de revenir sur le devant de la scène. Clémenceau, alors rédacteur en chef de l’Aurore,offre une tribune à son ami Emile Zola qui écrit son célèbre texte. Devant dans un premier temps s’appeler « Lettre au Président de la République Félix Faure »,c’est finalement Georges Clémenceau qui décide du titre « J’accuse !».Le capitaine Dreyfus sera gracié et réhabilité en 1906.

Les brigades du Tigre 

  • Sous la IIIème République, la criminalité est non seulement importante, mais surtout insaisissable. Les criminels agissent en bandes organisées et armées, contrairement à la police de l’époque qui ne bénéficie que de très peu d’armes, et ne se déplace qu’à cheval ou à vélo. Face à l’urgence de la situation, Georges Clémenceau,  alors président du Conseil et ministre de l’Intérieur, fonde, en 1907, douze brigades régionales de police mobile, dites les « brigades du Tigre », chargées de combattre le crime organisé sur l’ensemble de territoire national. Ces brigades équipées en voitures et en armes vont permettre l’arrestation de centaines de criminels en quelques semaines.

Père la Victoire

  • A l’annonce de l’entrée en guerre de la France, Georges Clémenceau est déterminé à se battre et à récupérer l’Alsace-Lorraine. Très critique vis-à-vis de l’inefficacité du gouvernement dans la gestion de la guerre, sa nomination en tant que président de la Commission des armées lui permet d’effectuer de multiples visites au sein même des tranchées de première ligne. Il n’hésite pas non plus à monter au front face à l’ennemi en criant : « On vous aura ! ».Face aux manques de ressources des poilus, il édicte des directives pour améliorer les conditions de vies et les conditions de transport des soldats. A l’arrière, Clémenceau relance la ferveur patriotique, et arrive à imposer aux Britanniques que le général Foch soit le seul à coordonner l’ensemble des alliés du front.
  • A l’annonce de l’armistice, Clémenceau rejoint l’Assemblée nationale et prononce dans un célèbre discours : « Grâce à eux (les soldats), la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l‘humanité, sera pour toujours soldat de l’idéal. »[2]
  • Il est par la suite surnommé « Père la Victoire ».

Le sens de la répartie

Georges Clémenceau est également connu pour son vif esprit et ses bons mots. Léon Blum disait de lui qu’il était le plus grand orateur de son époque.

Quelques exemples : 

  • A propos du Président Paul Deschanel, tombé par la fenêtre de son wagon de train : « Il a toujours été pressé d’arriver. »
  • A propos du Marchal Lyautey : « Un homme qui a des couilles au cul. Dommage que ce ne soit pas toujours les siennes. »
  • A propos de Félix Faure, mort entre les bras de sa maitresse : « Il voulut être César, il mourut Pompé. »
  • A propos des militaires : « La guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier aux militaires » ou encore« La justice militaire est à la Justice, ce que la musique militaire est la musique ».
  • « La vie m’a appris qu’il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate. »

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