Raymond Poincaré

Pierre Miquel :« Un monarque sans couronne dont personne n’égalait le prestige. »

Education 

  • Raymond Poincaré est né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et est mort le 15 octobre 1934 à Paris. On raconte qu’au moment de sa naissance, les cloches d’une église se mirent à sonner pour une élection législative, ce qui fit dire à l’accoucheuse : « Voilà un futur député ! ». Durant son enfance, il lit beaucoup, notamment l’histoire de France et la revue des deux mondes. Il baigne dans un milieu patriote, politique et républicain, et écrit dans son journal intime que la chose la plus importance qu’il a appris à l’école est l’amour de la patrie. 
  • Comme tous ses contemporains, il est profondément traumatisé par la défaite de 1870. A l’âge de dix ans, il assiste à l’afflux de refugiés Alsaciens et Lorrains fuyant l’arrivée des troupes ennemies, et il est obligé de quitter en pleine nuit sa maison de la rue des Tanneurs, réquisitionnée par l’occupant. Poincaré dit avoir conservé de cette période « comme un caillot sur le cœur ». 

Carrière 

  • Devenu avocat en 1880, il entame une brillante carrière. Il défend admirablement les héritiers d’Edmond de Goncourt permettant la création de l’Académie Goncourt.
  • Son appétence pour la politique n’apparaît qu’en 1886, il est alors chef de cabinet du nouveau ministre de l’Agriculture, Jules Develle, ami de la famille. L’année suivante, il devient député de la Meuse, puis en 1903, il est élu au Sénat. Entre temps, Poincaré a été deux fois ministre de l’Instruction publique (1893 et 1895) et deux fois ministre des Finances (1894 et 1906). De 1912 à 1913, il accède au pouvoir en devenant président du Conseil (équivalent de Premier ministre), et enfin, le 18 février 1913, il devient président de la République jusqu’au 18 février 1920. Il dit à ce propos dans ses mémoires : « Je ne me sentais aucun goût pour le rôle, dont je reconnaissais et j’admirais la grandeur mais qui, ne comportant aucune responsabilité légale, laissant forcément  celui qui l’exerçait peu d’initiative et d’indépendance ». Son élection est accueillie avec ferveur par les Français.

La crise politique de 1914-1918

  • Au début du XXème siècle, la France est politiquement et religieusement très divisée, entre les socialistes menés par Jaurès, les syndicalistes, les radicaux, et les catholiques humiliés par la politique anticléricale menée par la IIIème République. Le 4 août 1914, au déclenchement de la guerre, Raymond Poincaré décide d’impulser « l’Union sacrée » pour veiller à l’unité du pays. Durant la guerre, il se rend plusieurs fois au front afin de soutenir les soldats.
  • Malgré l’Union sacrée, la France est victime d’une grande instabilité politique. Depuis 1914, cinq cabinets se sont succédés, la classe politique s’opposant sur la manière de mener la guerre. Certains prônent  le compromis, tandis que d’autres sont favorables à une victoire totale.  Mais après la catastrophe du Chemin des Dames, le gouvernement Painlevé tombe en 1917. 
  • C’est dans ce contexte que Raymond Poincaré se résout à rappeler Georges Clémenceau au conseil, malgré leur inimité. Clémenceau est alors très populaire et plébiscité par la nation. A partir de ce moment, Poincaré se met en retrait, et c’est Clémenceau qui dirigera le pays jusqu’à la victoire.  

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