Nos ancêtres ont fait la guerre

En quatre années de guerre, la France a mobilisé huit millions de soldats pour lutter contre ses ennemis. 1,5 million d’entre eux ne reviendront pas du front. C’est sur le destin de ces hommes que leur descendants se sont penchés. Les membres d’Héritages ont fouillé dans leurs archives afin de vous proposer ces portraits de héros, aussi appelés par Maurice Genevoix « ceux de 14 ». Officiers ou simples soldats, souvent pères de famille, ces hommes engagés appartiennent à l’Histoire et Héritages leur rend hommage à travers ces portraits…

Félix Chabaud

En 1914, Félix Chabaud part pour le front avec le 146ème Régiment d’infanterie. Blessé à la tête lors des combats en mai 1915, il séjourne quelques temps en convalescence à Nice avant de retourner au front.

Envoyé à Verdun en 1916, il est porté disparu lors des combats. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il sera officiellement déclaré « Mort pour la France ». Une plaque dans l’ossuaire de Douaumont porte son nom en souvenir de son sacrifice.

Georges le Masne de Chermont

En rentrant de la campagne de Chine, Georges le Masne de Chermont, officier de carrière, est affecté au 28ème Régiment d’artillerie début 1914.

Il participe à de nombreuses opérations notamment la bataille de la Marne et c’est après cette bataille qu’il apprend le décès de son frère aîné Henri lors de la bataille d’Ypres. Après avoir été blessé lors des combats, il repart au front afin de faire franchir l’Oise par ses batteries le plus rapidement possible.

Il termine sa carrière militaire chef d’escadron et est fait Officier de la Légion d’honneur.

Jean Vaille

Jean Vaille arrive au front le jour de ses 20 ans, en mars 1915. Durant le conflit, il obtient une citation à Verdun (1916).

Après la guerre, Jean est décoré de la Croix de Guerre et il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1936. Polytechnicien devenu ingénieur et directeur des mines du Nord, Jean sera Capitaine dans l’Artillerie Lourde durant le second conflit mondial.

Lorsqu’il vit ces évènements de 1916 qu’il raconte plus tard dans un livre de Jacques Pericard, il est alors Brigadier-téléphoniste au 32e Régiment de l’Artillerie Lourde.

Henri Millot

Lieutenant au 24ème d’artillerie , 8ème batterie, au début de la guerre, il participe à la campagne de 1914 jusqu’à la bataille de la Marne.

Il va ensuite être de toutes les batailles du 18 C.A. Capitaine à Verdun, il appuie le fort de Douaumont dans le secteur du tunnel de Tavannes avec ses pièces de 75. Il participe également à l’offensive sur le chemin des dames.

Affecté à l’état-major de l’artillerie du 18 C.A, il y finit la guerre. Il est décoré de l’ordre de sainte Anne de Russie, officier de la légion d’honneur et de la croix de guerre avec 2 palmes. Il restera dans l’armée, deviendra colonel, et participera à la campagne de France 40 comme commandant de l’artillerie dans une division alpine.

Alban d’Andoque de Sériège

Alban d’Andoque de Sériège, né le 8 avril 1898, n’a que 16 ans lorsque la guerre éclate.

Il grandit dans un famille de militaire marins et décide alors de rentrer à Saint-Cyr, dans la 100ème promotion de “L’amitié américaine” en 1916. Gradé sous-lieutenant, il s’engage dans le régime du 11ème cuirassiers à pied. Il est alors blessé lorsque son régiment tente de franchir le pont de Varesnes dans l’Oise.

Lors d’une bataille en juin 1918, l’ensemble des officiers de son régiment sont tués, il reste le seul officier et engage alors des combats au corps à corps pour réussir à rejoindre les lignes françaises avec ses hommes. Il terminera sa carrière comme colonel de cavalerie après la guerre et sera décoré de la croix de guerre de la Première Guerre Mondiale.

Fernand Roux

Fernand Roux, trois jours avant ses 18 ans, le 16 mars 1915 devance l’appel et décide de s’engager pour la Patrie. Il choisit son arme : l’aviation.

Dans un premier temps, il est canonnier sur des bimoteurs destinés à combattre les dirigeables Zeppelins venant bombarder Paris. Il participe également à l’offensive de Champagne. En 1917, il devient pilote. Cette même année, son frère ainé également pilote, Charles, meurt pour la France.

Fernand sera démobilisé le 6 septembre 1919 et reprendra alors une vie civile.

Chérubin Flambard

Pour finir, voici quelques extraits du journal « Neuf mois au front » de Chérubin Flambard, instituteur au début de la guerre, qui est mobilisé en septembre 1914.

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