L'histoire de Notre-Dame de Paris, un "livre de pierre" rebati

Histoire de France, Monarchie de Juillet

              La liberté guidant le peuple, Delacroix, 1830… Avez-vous cette magnifique toile en tête ? Vous voyez cette pyramide humaine au premier plan ? Scène célébrissime, bien entendu. Mais que voyez-vous dans l’arrière-plan, fondues dans la fumée, s’élevant au-dessus des toits de Paris ? Les tours de Notre-Dame ! On aperçoit cette cathédrale prise dans le tumulte des Trois Glorieuses, encore dressée mais en réalité presque à l’état de ruine, saccagée, dévastée… Au fond, quel fut le destin de Notre-Dame de Paris au cœur des tourmentes révolutionnaires, et quelle fut sa renaissance dans les années 1830 ?

10 questions à Clémentine Chaumereuil, fondatrice de Costumes et Châteaux

Histoire de France, Louis XVI

Historiquement vôtre rencontre la créatrice de la marque Costumes & Châteaux, des rois en matière de costumes d’inspiration XVIIIe! Passionnés de XVIIIème? Vous en avez marre d’être un gueux et vous rêvez de devenir, le temps d’une soirée, un gentilhomme? Les jeans et baskets commencent à vous lasser et vous aimeriez les troquer contre une ravissante robe de princesse et vous la jouer à la manière de Kirsten Dunst dans « Marie-Antoinette » de Coppola? Alors Historiquement Vôtre à la solution : ce soir nous vous invitons à pousser la porte de la boutique versaillaise de Clémentine Chaumereuil, créatrice passionnée de la marque Costumes & Châteaux, qui vous accueillera en face de la cathédrale Saint Louis pour une expérience inédite et haute en couleur ! Ici pas de déguisements aux finitions grossières et aux tailles approximatives mais de vrais costumes d’inspiration XVIIIe faits à la main et 100% français (de quoi ravir nos âmes gauloises, n’est-ce pas?)! 

Qu’elle est l’origine de Costumes & Châteaux et votre parcours Clémentine Chaumereuil ? 

« Costumes & Châteaux est né d’un voyage au Canada auprès de mon mari. Nous nous sommes rendus dans le village de Val-Jalbert, notamment réputé pour proposer une expérience inédite: la reconstitution historique. Véritable destination touristique, ce musée à ciel ouvert nous a plongé dans le quotidien des hommes et des femmes du début XXème siècle. Comme cela se fait couramment chez les anglo-saxons, ces derniers proposent des séances photos costumés, activité que mon mari et moi-même avons expérimenté et aimé! C’est à la vue des trois pauvres costumes dans un piteux état que m’est venu l’idée de C&C : pourquoi ne pas reproduire ce type de prestation à Versailles, haut lieu de l’histoire de France et de l’Ancien Régime? Après des études de droit à St Quentin, je me suis ré-orientée vers un domaine plus artistique en accumulant deux BTS : un sur le stylisme et l’autre sur la décoration. En effet depuis ma Terminale, où je suivais la spécialités arts, j’avais dans l’idée de faire des études liées à ce domaine mais j’ai attendu quatre ans avant de me lancer dans cette formation me permettant notamment d’être en alternance. Après avoir travaillé pour plusieurs entreprises, et suite à la naissance de mes enfants, j’ai ouvert, il y a de cela 5 ans, un studio photo. Bien sûr au début le panel de robes était réduit mais au fur mes clients m’ont demandé de louer les robes pour des occasions spéciales comme le Grand Bal de Versailles. De fil en aiguille Costumes & Château est devenu la boutique que vous connaissez aujourd’hui» 

Qui travaille chez Costumes & Châteaux ? 

« Nous sommes ne sommes pas nombreuses! J’ai deux couturières, une perruquière ainsi qu’une modiste qui s’occupe des chapeaux. Bien que je couse un petit peu je suis davantage investie dans le processus d’imagination: je cherche les tissus, couleurs, matières et essaye de les assembler afin de produire une pièce unique. Nous sommes très attachées aux détails et à la qualité, c’est pourquoi il nous arrive de passer une semaine entière sur une robe! Présentes sur tous les fronts c’est nous qui nous occupons de l’entretien de nos costumes, nous les lavons nous-mêmes et les repassons de façon à ne pas les abîmer et ainsi proposer à nos clients une prestation, si ce n’est haut-de-gamme,  premium! L’hygiène n’est pas une option chez C&C et la propreté des vêtements loués est assurée par notre équipe. 

D’où vous vient cette passion pour les vêtements d’époque ? 

« Je pense que le simple fait d’habiter à Versailles m’a donné cette passion pour l’histoire et notamment le XVIIIe siècle. Chaque année près de 7 millions de visiteurs viennent ici et, tout comme moi, ils apprécient cette époque où les femmes portaient des tenues mettant indéniablement en valeur leur physique, quel qu’il soit. » 

Où puisez-vous votre inspiration ?

« Honnêtement je suis inspirée par beaucoup de choses mais notamment par les livres et films. Bien sûr si je dois citer un film en particulier je dirais « Marie-Antoinette » de Coppola, les costumes sont divins. En revanche nous avons peu de sources historiques, d’autant plus qu’il faut prendre une certaine distance avec les tableaux d’époque car parfois les peintres prenaient certaines libertés à l’endroit des robes des femmes en ajoutant certains détails qui sont impossibles à reproduire ou du moins difficilement réalisables. Contrairement au XIXe siècle, où les premiers catalogues de mode faisaient leur apparition, au XVIIIe siècle les tailleurs se rendaient directement auprès de leurs clientes et leur présentait les tissus et matières. Parfois ils créaient même de petites poupées habillées faisant office de « modèle réduit » et permettant aux clientes de se faire une idée de la robe. Il est difficile de mettre la main  sur des archives, documents historiques ou même robes datant de cette période, la Révolution étant passée par là. Dernièrement le château de Pompadour m’a fait une commande me demandant de créer une dizaine de costumes pour des servantes, dames de compagnie ainsi qu’une robe pour Madame de Pompadour. Nous avons bien sûr en tête les tableaux de Boucher qui la représentent dans ses somptueuses toilettes, il faut cependant être prudent avec ces représentations! D’autre part même si je m’inspire de cette toile et que je tente de reproduire exactement ce vêtement je reste confrontée à des contraintes, liées au lavage notamment, qu’il m’est impossible de dépasser. » 

Vos créations sont-elles utilisées pour des films, séries ou shooting ? 

« Bien souvent les réalisateurs de film ont leurs propres costumiers à disposition donc ils n’ont pas besoin de louer des costumes. En revanche nos perruques sont apparues dans le film « Casanova », et nous avons aussi participé à une pub pour le Crédit Agricole. Contrairement à beaucoup d’autre loueurs de costumes les professionnels font appel à nous car ils savent que nos vêtements n’ont pas besoin d’être retouchés au montage car nous veillons à ce que ces derniers ne soient jamais élimés ou abîmés. En réalité nous sommes surtout très présent durant les événements comme le Grand Bal de Versailles ou encore les Fêtes galantes» 

Vos clients sont-ils tous français ou les étrangers font-ils aussi appel à vos services ? 

« Non, nous avons une clientèle internationale, autant pour les shootings que pour les locations lors d’événements privés et/ou professionnels (séminaires…). En revanche j’ai quelques difficultés avec les locations venant d’Outre-mer car les clients ne peuvent pas essayer directement les costumes et se contentent d’envoyer leurs photos et mensurations puis d’enfiler le costume le Jour J. Cela m’oblige à être prévoyante et emporter des habits en plus afin d’éviter une mauvaise surprise, je ne veux surtout pas que l’un d’entre eux se retrouvent sans costume en raison d’un problème de taille! Plus qu’une simple location c’est une expérience unique que l’on offre à nos clients, une parenthèse historique dans leur quotidien leur permettant, le temps d’une journée, de s’évader au XVIIIe siècle. » 

Quelle était la mode des femmes au XVIIIe siècle ?

« Les matières étaient assez naturelles. Marie-Antoinette par exemple s’est très vite appropriée des toilettes simples et légères, surtout dès lors qu’elle a eu ses enfants et qu’elle s’est installée au hameau. Ce changement de style exprime notamment sa volonté d’être libre quant à ses mouvements, chose impossible en robe d’apparat! Bien sûr c’est aussi une période d’extravagance, comme en témoigne les poufs (ndrl : Le Saviez-Vous), ces lourdes perruques pesant plusieurs kilos et arborant des tailles démesurées. » 

Et qu’en était-il des couleurs ? 

« L’une des caractéristiques des vêtements au XVIIIe siècle est leurs noms, on ne peut plus originaux, donnés aux couleurs! Sous Louis XV la mode était aux tons pastels et même si Marie-Antoinette ne boude pas celles-ci l’on remarque tout de même une diversification. On assiste à une véritable explosion de couleurs, vives et chatoyantes ou encore chaudes et assourdies. Mais la plus grande originalité reste les noms fantasques qu’on leur attribue, liberté qui témoigne d’un véritable tournant à l’endroit de la mode mais aussi des esprits et de la langue française. Rose Bertin, modiste très connue du XVIIIe, adorait notamment le violet mais aussi le « puce », couleur inventée en 1778 par cette dernière étant à la croisée enter le brun et le rouge. Plus amusante encore la couleur « caca dauphin » sortie en 1781 à l’occasion de la naissance du premier fils de Marie-Antoinette et correspondant, comme son appellation l’indique, un vert kaki. Pour ce qui est des teintes claires l’on retrouve du « cuisse de nymphe émue » ou encore du « gueux nouvellement arrivé » que seule notre imagination nous permet de visualiser. 

Existe-t-il beaucoup de robes et toilettes de bal nous venant de cette époque ? 

« Hélas non. Tout d’abord il était fréquent que les nobles, à la manière de la reine elle-même, donnent à leurs dames de compagnies leurs robes d’apparat une fois ces dernières utilisées. A partir de ce moment là c’est toute une chaîne de « désintégration » de la robe qui commence. Ne pouvant les ré-utiliser les dames de compagnies vendaient des bouts de toilettes, c’est-à-dire les rubans, lacets, tissus…etc. Finalement la robe ressemblait plus à un puzzle qu’à un vêtement! D’autre part la Révolution n’a pas fait de cadeau aux toilettes des nobles et nombreuses sont celles qui ont été détruites… » 

Que faut-il retenir de Costumes et Châteaux ?
  • Costumes 100% faits mains
  • Disponibles à la vente ou location 
  • Prix fixe (peu importe le modèle, le prix reste le même)
  • Propreté et hygiène sont au rendez-vous
  • Pièces uniques : aucune robe ne se ressemble!
  • Service personnalisé: profitez de l’oeil de lynx de Clémence CHAUMEREUIL durant vos essayages, elle saura vous guider dans cette caverne d’ali-baba qu’est sa boutique afin que vous trouviez LA perle rare vous permettant de briller le jour j. 
  • Une équipe soudée de passionnées qui incarnent l’esprit « team working». 

Un grand merci à Clémence CHAUMEREUIL pour nous avoir accordé son temps et fait partager sa passion pour les costumes d’inspiration XVIIIe! L’association a eu la chance de travailler avec cette dernière durant l’événement au domaine de Madame Élisabeth en décembre dernier et nous gageons de la qualité de ses costumes et de son service qui ont tant émerveillé les visiteurs. Vous voulez en savoir plus? Rendez-vous sur le site internet  de C&C ou encore sur leur page Instagram, www.costumes-et-chateaux.com

Par Oïana Caretti pour Héritages

La musique sous Louis XVI

Histoire de France, Louis XVI

Quel siècle mélodieux que le XVIIIèmesiècle ! Le temps des plus grands maîtres de la musique, qui nous ont offert des chefs-d’œuvre intemporels : Bach, Haydn, et puis Mozart ! Ça swinguait à la cour dans l’Empire autrichien ! Mais qu’en était-il de la cour de Versailles ? Après Lully et Rameau, qui ont su charmer les oreilles du Roi-Soleil, qui donne le ton à la cour de Louis XVI ?

Le Verrou …

Beaux-arts

Le Verrou est une oeuvre réalisée par Jean- Honoré Fragonard en 1777, elle mesure 73 x 93 cm et est conservée au musée du Louvre. C’est Louis-Gabriel Véri-Raionard qui va passer la commande en 1773. Elle fait partie de la peinture de genre, c’est à dire une scène du quotidien. On peut également parler de scène galante en lien avec les oeuvres de Watteau. Ici, Fragonard nous présente une scène intime entre deux personnages qui semblent plutôt anodine mais détrompez-vous, Fragonard insert dans sa toile quelques symboles pour nous donner une autre image de son oeuvre, une image en liens avec l’idée des Lumières.

Highlighter, gloss ou fleur d oranger ? Les cosmétiques au XVIII ème siècle

Histoire de France, Louis XVI

« Loin ces études d’œillades, / Ces eaux, ces blancs, ces pommades, / Et mille ingrédients qui font des teints fleuris : / A l’honneur tous les jours ce sont drogues mortelles ; / Et le soin de paraître belles / Se prennent peu pour les maris. » Cette deuxième « maxime du mariage » d’Arnolphe, dans L’école des Femmes de Molière laisse, bien qu’en négatif, entrevoir ce que sont les cosmétiques sous l’Ancien Régime : des objets de paraître aux yeux du monde, à la composition parfois nocive… ce qui change en grande partie au XVIIIe siècle par un ensemble de facteurs tant matériels que sociaux, que nous nous proposerons d’analyser ici. Partons donc à la découverte des cosmétiques sous le règne de Louis XVI, en faisant un petit excursus dans les temps plus anciens afin d’en comprendre les origines !